Des hauts et des bas, voilà ce qui a résumé et résume encore ma vie ces derniers temps. Voilà quelques mois que je ne vous ai pas donné de nouvelles, et pourtant je
suis lue, encore. On se demande bien ce que ma vie peut bien avoir de si intriguant, même moi je m'en désintéresse, alors...
Quoiqu'il en soit, les statistiques sont là, alors dans ce souci de satisfaire mes lecteurs qui m'anime et m'animera encore quelque temps j'espère, me revoici. Et comme je suis allée au cinéma aujourd'hui, et bien vous allez avoir droit à une critique de film. Chouette hein ? Mais oui, avouez-le, vous êtes ravis de me retrouver. Je vous comprends ! ;-)
Je suis allée voir Musée haut, musée bas, l'adaptation cinématographique de la pièce homonyme de Ribes. Je connaissais le bonhomme via ses
pièces et via Palace, émission culte s'il en est (si vous ne connaissez pas, ruez-vous sur le streaming du net, vous allez adorer).
Beaucoup de hauts, et quand même pas mal de bas, je le confesse. Le casting est à couper le souffle, bien sûr, et eu égard au petit rôle - la plupart du temps dans ce film - attribué à chacune de
ses grandes figures du cinéma et de la comédie française, on aurait pu croire que ça allait bien fonctionner. En fait, le film ne fait que balbutier. Ca ne démarre jamais vraiment. Evidemment, on
vit au coeur de l'univers de Michel Blanc, conservateur dudit musée, mais il n'y a pas vraiment d'unité. On a droit à une succesion de saynètes plus ou moins réussies où chacun intervient, avec
sa marotte : qui le fasciste, qui la damnée de Kandinsky, qui le beauf qui a paumé sa bagnole... Passons. On rit, effectivement, ça arrive, mais ce n'est pas suffisant. On est impressionné par
les effets spéciaux, mais ce n'est pas suffisant. On aime retrouver Valérie Lemercier, Muriel Robin, Fabrice Lucchini, Josiane Balasko, André Dussolier, bla bla bla, mais ce n'est pas
suffisant.

Voilà, ce film, il est insuffisant, il est bancal. On y prend beaucoup de plaisir, intellectuel, parce qu'il y a une foultitude de références, mais on a quand même un peu l'impression qu'on est
pris pour des cons... et c'est déplaisant, nécessairement. Dans ce film, on rit avec, parfois - mais on rit aussi souvent contre, et ça, ça me gène davantage. Mais peut-être
n'ai-je pas saisi toute la subtilité du travail de Ribes. J'avoue ne pas toujours réussir à suivre les fulgurances du bonhomme. Je ne suis pas déçue, mais il me semble qu'avec ce film, on a
affaire à une sorte d'OFNI : un Objet Filmé Non Identifié... et peut-être inidentifiable après tout.
Je retiendrai quand même quelques perles : Jugnot et Argenteuil... Lemercier et son entrée... Lucchini et LeCaravage...
Et pour celles et ceux qui voudraient savoir comment je vais, bah... téléphonez-moi ! ^^









Vos goûts et dégoûts