Vos goûts et dégoûts

Kaïros

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Dimanche 28 novembre 2004

Les satellites dans l'espace détraquent les saisons...

D'après un sondage auquel on ne peut pas se fier, environ 15 % des Français le pensent. Ca fait peur non?

Et puis maintenant, on peut plus brûler d'encens sans mettre en danger ses capacités respiratoires. Comme tout fout l'camp.

Et pis d'façons,

Y'a plus d'saisons...

C'est la faute à pas d'chance...

Fatalité.

Héron héron petit patapon.

Tagada Tsouin Tsouin!

par Dinou publié dans : Toutes pensées confondues
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Samedi 20 novembre 2004

Etrange comme quand on a prévu quelque chose, on se sent idiot quand cette chose n'a pas lieu. Etrange comme quand on a attendu quelque chose pendant longtemps, on se sent vraiment naïf d'avoir cru un instant qu'elle pourrait se réaliser...

Etrange aussi de voir à quel point certaines personnes ne se soucient pas des autres, ce dilletantisme social m'impressionne presqu'autant qu'il me surprend. Comment peut-on oser poser des lapin? Décommander un rendez-vous quelques minutes avant l'heure-dite? Pire, quelques minutes après l'heure-dite? Comment est-ce qu'on peut oser poser la question "Est-ce que ça te dérange?"...

Je ne suis pas comme ça. C'est vrai, parfois on se dit qu'après tout, on fait aux autres ce qu'on n'aime pas qu'on nous fasse. Ca m'arrive sûrement d'en toutes sortes de situations, mais pas dans celles-là. Non, là je peux fièrement -ou pas d'ailleurs, le détâchement est sûrement une qualité, en tout cas, c'est à la mode- que je ne suis pas "comme ça", je fais attention aux gens, surtout quand je me suis engagée. Quand je n'ai rien promis, rien dit, alors oui, évidemment, je change d'avis, mais quand c'est dit, pas besoin de juré et de craché, c'est dit, je le fais. Point barre.

Peut-être que je suis quelqu'un qui s'engage trop, du coup, ça peut paraître lourd, trop lourd de sens, là où justement, il n'y a que de l'insignifiant. Prendre tout au sérieux est certainement la meilleure façon d'être tourné en dérision. Tanpis.

La considération, et la dévotion ne sont pas récompensées. Ce qu'on valorise, c'est l'insouciance, le côté "cool", l'aspect détaché... Sacrement de l'indifférence par-dessus tout.

Je ne donne pas dans le "je-m'en-foutisme"... Dommage, ça m'aiderait sûrement à passer outre certains désagréments de l'existence.

A partir de demain, je commence ma transfiguration vers " le dilletantisme universel appliqué à moi-même" !

Alors Dieu sait quand je réécrirai dans ce blog... peu doit m'importer de toutes façons, je suis une dilettante en puissance, et potentiellement cool, donc branchée, donc ...

Bah non, j'ai du mal à m'identifier au personnage là, j'avoue.

Je ne suis pas comme ça.

Et tanpis pour moi.

par Dinou publié dans : Toutes pensées confondues
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Jeudi 18 novembre 2004

Mon grand-père a eu droit a "ça", un "pontage coronarien", "triple" en plus...

Mais qu'est-ce que c'est que cette connerie là-encore? Prquoi on trouve tjrs des noms barbares pour désigner les choses qu'on nous fait subir à l'hosto? J'aimerais bien qu'un médecin de l'assistance vienne m'expliquer ce que c'est que cette horreur.

Pontage...

Coronarien... C'est les nerfs? Le coeur? Les artères?

Comprends pas.

Je me refuse à fouiner sur le net pr trouver de quoi il s'agit, ça m'inquièterait davantage je pense.

19 kilos de perdu... C'est énorme pour un petit monsieur d'1,70 m pas spécialement énorme au départ. Bouh...

Enfin, faut essayer de dédramatiser les choses m'a t-on dit... Alors dédramatisons. Papy rentre de l'hôpital demain. Ca ira sûrement mieux quand il sera chez lui. Quand on a vécu longtemps au même endroit, on accepte difficilement d'être déplacé, on a ses habitudes, et on ne souhaite pas les quitter. Il y a quelque chose de naturel là-dedans sans doute, qui s'accentue avec l'âge.

Bref. Me reste à espérer que tout cela s'arrange.

 

Dinou, en UDP.

par Dinou publié dans : Fourre-Tout biographique
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Jeudi 18 novembre 2004

La dernière personne que j'ai perdu était mon meilleur ami, difficile quand on a quinze ans de faire face à une telle épreuve, surtout quand la mort frappe de plein fouet quelqu'un de tout jeune.

Les années aidant, je m'étais dit que ce serait sans doute plus "facile" avec des personnes plus agées -entendons mes grands-parents-.

Hier, on m'a appris que papi était au plus mal, les médecins ne sont pas confiants du tout. Quatre-vingt trois ans. Ce n'est pas quinze ni vingt, c'est un fait. Alors pourquoi est-ce que ce n'est pas plus facile? A quoi ça sert de faire de la philo si on n'arrive pas à rationaliser sa douleur? Pas moyen de rien contrôler.

On apprend ça, et soudain, le précipice dont on pensait s'être extirpée, rejaillit, d'un coup, sans prévenir ou presque. On sent les larmes qui montent accompagnées de la bouffée d'angoisse, on se sent défaillir, et c'est parti.

Flots de conscience, de sensations, d'émotions, de peur, de crainte... On n'est rien face à la mort, on ne peut qu'espérer que ce ne soit pas tout. Je ne peux pas croire que l'esprit des gens se perdent dans l'immensité du silence après la mort. Non, tout ça m'effraie.

On se sent tellement désarmé...

Quand on est enfant, on se sent enfant, et point...

En revanche, quand on est censé être adulte, plus fort, plus construit, on se sent parfois redevenir enfant... Parce que tout nous échappe, on n'attrape plus les produits du haut du rayon, on redescend, on redevient... poussière ? Pas complètement, disons qu'on ressent son insuffisance, son impuissance... Je me passerai volontiers de ce genre de flash-back.

Reste l'espérance...

Les médecins se trompent parfois.

 

Dinou, en UDP.

par Dinou publié dans : Fourre-Tout biographique
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Mercredi 17 novembre 2004

Est-ce que vous vous êtes déjà demandé pourquoi on pouvait se battre contre des animaux beaucoup plus gros et fort que nous, et pourquoi on n'arrivait pas à combattre les plus petits?

Comment on fait pour expliquer cela à un enfant malade, que la médecine dit condamné?

Cette situation est révélatrice de plusieurs choses, notre incapacité à dire les choses essentielles, à expliquer en terme simple des choses qu'on ne saisit que par leur côté complexe. Pourquoi n'a t-on qu'un mot pour dire "vivre", alors qu'on en a plusieurs pour dire "mourir" (de s'éteindre, décéder, à clamser, crever, trépasser...) ?

Sûrement Wittgenstein aurait-il mieux expliqué cela que moi. Mais tout de même, je trouve ça assez dingue.

Bref, du coup, je me dis que pour mon sujet de maîtrise, je devrais peut-être travailler sur l'insuffisance de langage... histoire de démontrer que l'homme a beau être un être de langage, ce n'est pas tout, il reste quelque chose d'irréductible au langage, quelque chose qui échappe aux mots. Les émotions par exemple, surement ce pourquoi la littérature peut nous sembler un exercice si exceptionnelle lorsqu'elle est introspective... Exprimer l'inexprimable... Est-ce une victoire ou un viol?

M'enfin je change d'idée de sujet de maîtrise à peu près trois fois par jour...

 

Wait and See.

par Dinou publié dans : Toutes pensées confondues
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