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Me voici de retour de week-end. Week-end qui a commencé jeudi, et qui finalement ne s'est matérialisé que samedi soir, because avec les grèves, je
n'ai pu atteindre ma campagne natale avant. Je devais prendre un train samedi à 14h, lequel a été annulé, finalement je me suis retrouvée dans un TER à 17h... façon sardines à l'huile, et n'ai pu
regagner ma contrée qu'avec l'aide de la mère d'une copine qui a eu la grande bonté de me covoiturer. Passons.
Le week-end s'est bien passé. Il a fait froid. L'hiver arrive. J'aime bien l'hiver, je trouve ça joli. Mon horloge biologique en revanche elle, n'aime pas ça, mais alors pas du tout. On change
d'heure le week-end prochain, et je vais avoir des difficultés à m'y faire. Dès qu'il fait nuit, c'est à dire vers 17h ou 18h, j'ai de furieuses envies de dormir, c'est terrible. Et vous
comprendrez que ça l'est encore davantage quand on sait que mes cours cette année sont tous ramassés en fin de journée. J'appelle ça avoir de la chance. Hum hum.
Les retrouvailles avec les parents se sont bien passés. Un mois d'absence, ça crée un manque. On a un peu reparlé des choses... de manière détournée, un peu voilée. Tout reprendra son cours un
jour ou l'autre.
Je suis allée chez le médecin hier matin, il m'a annoncé le diagnostic : rhino-pharyngite laryngite et trachéïte. Tout cela pour le prix d'un ma bonne dame ! Hé oui ! Ce matin j'ai encore toussé
bien fort au point d'en régurgiter mon p'tit déj.. [Ah bah oui, c'est trash, mais vous lisez mon blog, si vous voulez du sérieux, allez lire LeMonde.fr] Je suis donc sous antiobiotiques (même si
c'est pas automatique), j'ai du sirop en comprimés (allez comprendre...), et des dolipranes 1000, au cas où la fièvre reviendrait. Tout cela pour dire que normalement, d'ici deux jours, je suis
d'attaque pour l'agrégation.
Voilà qui est rassurant si l'on sait que ce samedi, 27 Octobre, aura lieu la première dissertation en 7h de Paris IV. L'année dernière, ça avait été assez horrible. Les premières dissertations au
format agrégation sont tout de même difficiles à vivre. J'imagine que cette année, avec l'entraînement, ça devrait aller mieux. De toutes façons, tant que le sujet n'est pas "Qu'est-ce qu'un
problème philosophique?", ça ne peut qu'aller mieux que l'année dernière ! lol
A part ça, j'ai regardé Super Size Me ce soir. C'est vraiment intéressant cette étude. Ca a des tonalités à la Michael Moore, j'aime beaucoup. Me demande dans
quelle mesure l'un a copié l'autre d'ailleurs. Cela dit, c'est vrai qu'aux USA, tout est plus gros. Je me souviens avoir été marquée par les énormes bouteilles de Soda en vente dans les
supermarchés. Comme si les nôtres avaient été gonflées aux hormones. Enorme !!! Idem pour les menus au MacDo - ce dont il est question dans cette enquête justement - qui sont disproportionnés par
rapport à ce que l'on connait.

Je ne sais pas si nous suivons toujours la trace de nos voisins outre-atlantiques. J'ai dans l'idée qu'en France, on s'est réveillé un poil avant les américains en ce qui concerne la malbouffe.
Et je me plais à croire qu'au pays de la gastronomie, on ne commettra pas exactement les mêmes erreurs. Les campagnes mangerbouger, et autres "cinq fruits et légumes par jour" sont bel et bien
lancées. L'inconnue, pour le moment, est de savoir quels en seront les effets. Mais j'ai bon espoir. Et puis avec la merde qu'on sert au MacDo, y'a quand même pas photo avec un bon resto
franchouillard ! lol
Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de M, ma grande pote qui vit en Bourgogne. Elle a internet depuis quelques heures seulement, alors je lui souhaite ici même un très bon anniversaire. Et
j'imagine que ça la fera sourire quand elle lira ce blog... si toutefois elle le lit un jour. lol
Sur ce, je vous kiss.
Journée noire aujourd'hui pour celles et ceux qui devaient se déplacer sur de longues distances à Paris et en banlieues... SCNF et RATP s'étant joyeusement donné le mot pour leur
pourrir la vie. Non, j'en rajoute. Revendications sociales, le droit de grève, le poing levé, continuons le combat camarade, ... tout cela est bel et bon mais constitue tout de même une sorte de
paralysie généralisée qui, faute de faire avancer le schmilblick [à un moment donné, le gouvernement a été élu sur des projets, va bien falloir réformer], émousse rapidement
les patiences des uns et des autres.
En bonne étudiante, je ne suis donc pas allée en cours, présupposant que la portion congrue d'étudiants suffisamment frappés pour aller à la fac reporterait, in fine, la séance sur l'image. J'ai
peut-être eu tort, je n'en sais rien. Je verrai cela plus tard.
Il m'a donc bien fallu occuper un peu ma journée, et du coup, je suis allée au cinéma avec deux potes, C & G, voir le très fameux nouveau film de Brad Pitt L'assassinat de Jesse James par
le lâche Robert Ford. Alors ce film dure 2h40, et il n'aurait pu durer que 2h, mais en même temps, je reste persuadée que le traitement de la durée dans un film qui annonce la couleur
d'emblée dans son titre, n'est pas complétement anodin.

Contrairement à ce qu'on pourrait penser, l'histoire n'est pas tant celle de Jesse James que de son assassin, Robert Ford. Jeune arriviste qui n'arrive pas - un peu Frédéric Moreau sur les bords
par certains aspects - il est complétement passionné par Jesse James, le fameux bandit de grand chemin dont tout le monde parle et que personne ne connait vraiment. Bob lui, connait
parfaitement ses aventures, ses exploits, ses habitudes, ses façons de faire. Il le suit à la trace, il est son ombre. Finalement, me semble bien que Jesse James l'apprécie, parce qu'il le
comprend... normal, il essaie d'être lui.
Alors évidemment, comme dans toute passion, le pauvre Bobby cristallise son objet, l'envie, et finit par le détester. Il finira par l'assassiner... lâchement... mais aurait-il pu faire autrement
?
C'est assez curieux comme sujet pour un film. Plutôt ambigu aussi cette histoire de passion dévorante d'un homme pour un autre sans qu'il semble n'avoir rien de charnel entre eux. On ne voit pas
comment Bob aurait pu survivre sans "tuer le père" ou en tout cas sans tuer son modèle. Le monde était devenu trop étroit pour eux deux sans aucun doute.
Les images sont belles. La musique est intéressante, mais parfois trop attendue. Brad Pitt est beau. Casey Affleck est flippant... et flippé aussi... lol...
Un film à voir sans doute, mais que j'aurais oublié dans très peu de temps en ce qui me concerne. Rien de bien marquant dans tout cela. Même l'assassinat reste un peu fadasse...
Ce film me fait l'effet, finalement, de la montagne accouchant d'une souris... Mais je suis peut-être un peu trop sévère en disant cela. Qu'importe. Vous ferez ce que vous voudrez de toutes
façons. ;-)
Pour changer complétement de sujet, je viens de retrouver sur youtube une série de pub que j'adorais quand elle était diffusée sur les chaînes hertziennes, ca devrait vous rappeler des souvenirs
- même si y'a des choses récentes... Je mets plusieurs vidéos, vous me direz celle que vous préférez.
Me voilà en train d'écrire ici et pourtant je n'ai rien de particulier à raconter. Je me remets péniblement de ma crève. J'ai un peu moins toussé aujourd'hui qu'hier, mais ça reste
assez dingue cette toux. J'ai des quintes qui peuvent durer 15 minutes, pendant lesquelles j'ai des haut-le-coeur (je ne connais pas le pluriel de ce mot tiens !) insupportables. On a
l'impression que je crache mes poumons. Seulement je ne suis pas fumeuse. Je fume en soirée mais pas le reste du temps. Je ne sais pas si c'est lié. Passons.
Je suis allée en cours cet après-midi, ou plutôt devrais-je dire en fin de journée puisque notre nouveau créneau est fixé entre 17h30 et 19h. Et puis ensuite j'ai retrouvé un pote pour diner
japonais. On a discuté. On s'est baladé. On a fini par aller boire un verre au Tambour. C'était fort sympathique, détendu, naturel, agréable somme toute.

J'ai appris sur France Inter ce matin que Bertrand Cantat était rentré chez lui dans les Landes. Dans la même minute, j'apprenais qu'une jeune femme risquait 14 ans de prison pour avoir convoyé
des immigrés clandestins dans sa voiture. On croit rêver quand même nan ? On porte secours - à son insu ou pas, on ne le sait pas encore, mais admettons - et on risque 14 ans de prison. On tue
une femme à coups de poing, on écope de 8 ans de prison, et on sort au bout de 4... moi je trouve ça fabuleux. J'aurais bien envie de gueuler sur cette question, mais j'aurais presque peur de
froisser mes lecteurs. Bah oui, j'imagine que parmi eux se trouvent de fervents défenseurs du Cantat (triste et chauve?). Mais quand même... j'attends les confrontations télévisées avec la plus
grande impatience. Pour peu qu'on parvienne à réunir le Cantat et la Lio, ça va swinger... comme on la comprend.

Je suis en train de relire Simone Weil, les écrits sur la pesanteur et la grâce. C'est chouette. Je n'ai pas encore terminé La domination masculine. Cette fois je m'y suis mise
sérieusement. C'est à dire linéairement, et pas seulement en lisant les passages dont les titres m'interpelaient. Bourdieu reste un sociologue il est vrai, mais quand même, sans avoir fait de
philosophie, je ne sais pas si je comprendrais ce qu'il raconte. Ca reste très technique et abstrait parfois. Le langage cherche constamment la précision conceptuelle. C'est très agréable
intellectuellement, mais faut être bien concentrée. Autant dire qu'avec ma crève, c'est pas terrible.

Ah ! En sautant vraiment du cop à l'âne, j'ai une question pour les utilisateurs/abonnés de Vélib. Est-ce que le câble qui sert à fixer ses bagages, sert aussi d'antivol ? Si oui, comment ça
marche ? Et surtout, est-ce qu'on paye à chaque fois les 150 euros de caution quand on est abonné si on ne remet pas le machin dans la borne dans les 24h, 48h ??? J'aimerais bien qu'un beau
cycliste aux mollets galbés viennent m'expliquer ça...

Voili voilou. Je ne peux même pas finir sur une bonne blague, je n'ai rien en stock qui me vienne rapidement à l'esprit. Que vous dire donc ?
Si ce n'est que ce n'est pas parce qu'on n'a rien à dire qu'il faut se taire...
ENJOY.
Plus malade que jamais, je me suis réellement pris de plein fouet la réalité du corps, pesante, matérielle, au sens fort du terme, aujourd'hui même. Alors que j'ai bien du mal à
éviter les quintes de toux plus de 3 minutes d'affilées, je suis bien obligée de constater que j'ai beau faire de la philosophie, la vie de l'esprit n'est pas bien folichonne quand le corps dit
stop.

Pas moyen de me lever ce matin. Le réveil a sonné pendant deux heures avant même que je ne l'entende. Autant dire que le cours auquel je devais assister est passé à la trappe. Idem
pour le dossier de bourse que je devais aller retirer aujourd'hui, c'était le dernier jour, je l'ai dans l'os comme dirait l'autre.
Je suis complétement H.S. Impossible de faire un pas dehors. Je suis restée à agoniser chez moi toute la journée. Heureusement C. est passé, et a eu l'extrême bonté d'aller chez le pharmacien
pour moi. Me voilà donc médicamentée mais pas pour autant sur pieds.
C'est vraiment une expérience douloureuse pour moi de devoir garder le lit. D'une part parce que, globalement, je suis quelqu'un d'assez dynamique qui ne tient pas en place, sous mes allures de
grande sage... hihi. Et d'autre part parce que cette réalité, du corps propre, vécue négativement, j'ai tendance à l'oublier. Mais oui, ça existe. La fièvre, les courbatures, la toux, la douleur
tout bonnement... Ca existe. Parfois, elle est juste suffisamment forte pour gagner contre n'importe quelle bonne volonté.
Me souviens de l'automne en hypokhâgne, j'avais choppé une crève carabinée, genre 40°C de fièvre. En rentrant chez moi le premier soir, j'étais tombée dans les pommes... J'ai tendance à un peu
trop surestimer ma capacité à tenir malgré les microbres et autres bactéries qui font leur petite vie en moi. Le deuxième jour, j'étais allée en cours de peur de rester seule... Bah oui,
l'hypokhâgne c'était ma première année à Paris, je n'y connaissais pas encore grand'monde. Passons.
Ca me rappelle un très bon bouquin de Chantal Jaquet, qui s'appelle sobrement Le Corps au PUF, que j'avais eu l'occasion de lire entre ma première et ma deuxième khâgne, le corps étant
alors la notion de tronc commun au programme de l'ENS. En exergue de l'introduction, Chantal Jaquet citait Valéry en ces termes : " La raison, quelquefois, me semble être la faculté de notre âme
de ne rien comprendre à notre corps". C'est un extrait de L'âme et la danse qui mérite aussi d'être lu par ailleurs.
Moi c'est tout à fait mon problème. Il peut m'arriver, à un moment donné, d'avoir une envie de sucre, et de me rendre compte qu'effectivement, rien de sucré n'est entré dans mon alimentation
depuis 3 jours... C'est monnaie courante, surtout depuis que je prépare les concours. C'était le cas en khâgne, c'était encore le cas l'année dernière, ça le sera encore cette année.
Conclusion : ne pas trop négliger le corps propre. Il peut s'avérer caractériel. Notamment quand l'automne approche et qu'on a tendance à oublier qu'entre nos 37°C internes et les 10°C
extérieurs, il y a une certaine marge.
A suivre...
Vos goûts et dégoûts