Vos goûts et dégoûts

Kaïros

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Jeudi 28 septembre 2006

 

Beaucoup d'articles "cinéma" ces derniers temps. Faut dire que je me suis laissée distancer en terme de sorties au ciné pendant les vacances, et que j'aie pris du retard dans ma programmation. Du coup, vous avez droit à des articles ciné déjà datés parce qu'on n'a que trop parlé des films que j'aie l'occasion de voir. Patience. Bientôt je serai à jour ! lol

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Ken Loach a reçu la Palme d'Or, là non plus, je ne vous apprends rien. Et je ne vous apprendrais sans doute rien non plus en vous disant que ce réalisateur est un habitué de Cannes. Me souviens du Prix du Jury pour Raining Stones, du Prix d'Interprétation Masculine de Peter Mullan pour My Name is Joe et j'en oublie sans doute.

Le Vent se Lève, c'est l'histoire d'une guerre, comme tant d'autres films... Sauf que celle-là se passe en Irlande, en 1920, et met en jeu deux frères luttant - différemment - pour l'indépendance de leur pays.

Alors que toute la première partie du film est consacrée à la formation d'escouades de l'IRA pour lutter contre l'envahisseur anglais, la seconde partie devient un affrontement entre deux clans irlandais, ceux qui ratifieront le traité de paix, et ceux qui voudront lutter encore pour obtenir l'indépendance totale.

Dans cette deuxième partie, ce sont les deux frères, Damien le plus jeune, et Teddy qui s'affrontent pour des idées qui ne sont pas si éloignées, mais qui pourtant les pousseront à faire des choses qui les marqueront au fer rouge.

J'ai détourné la tête pendant certaines séquences, je n'ai pu soutenir certaines images, j'ai senti à plusieurs reprises des larmes couler sur mes joues, j'ai été porté par la bande originale et ses chants celtiques, la beauté triste des paysages, cette volonté de rester fidèle à ses idées jusqu'à en crever...

Il a quelque chose de majestueux dans le film de Ken Loach, qui prend tout de même le parti des Irlandais indépendantistes dans ce film... mais pouvait-il en être autrement ?

Une Palme d'Or méritée je trouve... quoiqu'un peu préfabriquée sans doute.

^^

 

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Mention spéciale pour Cilian Murphy/Damien (à gauche), Padraic Delaney/Teddy (à droite), et Orla Fitzgerald/Sinead absolument irréprochables.

par Dinou publié dans : Tout un cinéma
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Mercredi 27 septembre 2006

 

Je suis allée faire un don de plaquettes ce matin, et j'ai eu droit à un dvd. Bah oui, donner ses plaquettes, ça prend dans les 90 minutes, mais du coup, on a droit à une p'tite séance de ciné privée avec casque sur les oreilles.

 

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Le Promeneur du Champ de Mars donc, avec Michel Bouquet et Jalil Lespert. L'histoire ? C'est celle d'un jeune homme qui souhaite écrire sur Mitterand, et qui le rencontre. Il passe beaucoup de temps avec lui (du coup nous aussi) et découvre davantage l'homme que le président.

Je n'ai pas vu ce film dans des circonstances très adéquates, c'est sûr, mais j'ai quand même trouvé que ça manquait un peu de rythme. Il est évidemment très réjouissant d'écouter parler Michel Bouquet, évoquant la littérature, l'histoire, sa vie, son oeuvre... Mais comme me disait justement l'infirmière, on a un peu l'impression que c'est lui qui porte le film à bout de bras. Attention, je ne dis pas qu'il est le seul bon acteur, loin de là, Jalil Lespert est très convaincant, et dégage une douceur tout à fait saisissante. Mais le scénario n'est porté que par Bouquet. Point.

 

En même temps, quand on fait un film sur un président, qui plus est Mittérand, homme de culture, et qu'on choisit Michel Bouquet pour l'incarner, c'est qu'on mise quand même pas mal sur l'idée...

Donc mitigée. Le film est agréable mais un peu lisse... C'est plein de subtilité certes, mais ça ne tient pas la longueur...

C'est grave docteur ???

^^

 

par Dinou publié dans : Tout un cinéma
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Mardi 26 septembre 2006

 

 

Les ruptures, c'est toujours un peu compliqué. Evidemment. Ca l'est parce qu'il y a séparation de deux êtres, de deux corps, de deux pensées... Chacun reprend sa voie. Aujourd'hui, j'ai repris la mienne. Et finalement, ça n'en est pas moins douloureux. J'ai pris la décision, c'est moi qui l'ai décidé, j'ai tout repris. Je ne saurais pas trop dire pourquoi, si ce n'est que j'aurais été bien incapable de lui dire un jour que je l'aimais. Parce que ce n'était pas le cas. Passons.

Du coup, j'ai regardé un bon vieux Woody Allen, Tout le Monde dit I love You. Et c'est vrai que dans ce film, tout ce p'tit monde se le dit, ou se le faire comprendre. Julia Roberts, Edward Norton, Drew Barrymore, Natalie Portman, que du beau linge... pour un sacé film. Je ne peux pas dire que je sois une très grande fan des comédies musicales, ça a même parfois tendance à me prendre la tête, mais là c'est autre chose. Ca m'a beaucoup fait rire, et c'est tout ce dont j'avais besoin.

 

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J'ai peut-être été un peu lâche sur ce coup là, j'aurais peut-être dû être plus claire dès le début, je ne sais pas exactement. Peut-être que je me sentais capable. Mais on ne joue pas avec ça, c'est trop sérieux, et puis ça peut faire trop de mal.

Dire aux gens qu'on ne les aime pas, ça fait mal, mais ce n'est pas leur dire qu'on les déteste. Simplement qu'on n'éprouve pas ce qu'ils voudraient qu'on éprouve...

Bouarf. J'espère ne pas avoir été trop sèche.

L'honnêté est toujours la meilleure solution parait-il...

^^

Il avait à peine claqué la porte (assez violemment d'ailleurs...), que j'éprouvais comme un énorme soulagement, et un aussi soudain besoin de divertissement. Sitôt dit, sitôt fait. Petite soirée entre amies demain soir... alternative la soirée... forcément!

 

On y passera aussi bien l'Adagio pour cordes de Barber que le best of Nat King Cole... Et ouais, on est comme ça nous, les philosophes ! lol

 

par Dinou publié dans : Mes mots à maux
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Lundi 25 septembre 2006

 

Le 26 Mars 2006, Peter von Poehl a conduit une voiture de location sur le pont reliant Copenhague à Malmö, selectionné une vitesse d'essuie-glaces performante, déconseillé un plat à base d'oeufs et de trémas sur le a, puis emprunté la route qui mène à Vallarum et ses environs, environs parait-il où l'on ne trouve plus trace de neige quand survient le 26 Mars mais là si.

L'enregistrement des Piqûres d'Araignée a commencé là-bas le lendemain matin et s'y est achevé le 30 Juin au soir.

Entre-temps, Dominique Ledudal m'avait dit des mots émouvants au téléphone, j'avais pensé que depuis le début Vincent Frèrebeau, Olivier Poubelle, les équipes de tôt Ou tard et astérios m'accompagnent et j'ai de la chance avec ça, entre-temps, je m'étais dit que ce serait une bonne idée de dédier cet album à Squaw.

A Squaw.

Voilà ce qu'écrit Vincent Delerm sur la dernière page du livret de son dernier album, les Piqûres d'Araignée.

Je ne l'ai écouté que deux fois, et je suis déjà fan, je me surprends déjà à fredonner certains airs, certaines "répliques" que j'apprécie...

 

 

Je pensais avoir déjà parlé de Vincent Delerm sur ce blog, et je m'en rends compte, archives consultées, que non. C'est regrettable.

J'ai rencontré cet artiste dès la sortie de son premier album. "Tes parents" était souvent diffusé sur France Inter. J'adorais sa prose et ses airs. Je suis allée le voir en concert. J'ai acheté le DVD.

Le deuxième album s'est fait attendre, le troisième encore davantage. Il arrive à point nommé, comme la rentrée littéraire. L'air de rien. Discret, comme l'artiste.

 

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Ce troisième album est sans aucun doute le plus abouti parce que Vincent Delerm semble avoir trouvé non plus une voix, mais un style qui semble s'élargir et s'émanciper. L'album est moins monocorde, il y parle de tout, parfois drôle, parfois plus sombre, ça, on avait l'habitude, mais des duos avec Peter Von Poehl et Neil Hannon, un peu moins quand même...

Bref, des Jambes de Steffi Graf, en passant Sous les Avalanches, sans oublier Ambroise Paré et Voici la Ville, je peux dire que j'adore déjà le troisième opus... même les Piqûres d'Araignée, et Dieu sait que je déteste ces bêtes là...

Vincent Delerm est un artiste qui tombe toujours juste avec moi. Il est bien rare qu'une de ses chansons n'éveillent pas en moi le souvenir d'une sensation, d'un parfum, d'une intuition. C'est idiot, mais il me fournit souvent la bande-son d'un remplissement éidétique auparavant incomplet (les philosophes me comprendront... peut-être...). Me rappelle cette remarque piquante (comme toujours) d'A. qui parlait l'autre jour de musique qui permettent aux filles de se représenter leur vie sous formes de petites scènes archétypées... c'est peut-être un peu ça aussi. Mais je m'en fous. J'aime ça.

Et puis qu'on arrête de dire que Vincent Delerm est suicidaire. Ca m'énerve. C'est quelqu'un de très drôle. Je me souviens avoir beaucoup ri pendant son concert. Et ses textes sont souvent décalés d'ailleurs. Il faut juste être assez sensible au piano pour se rendre compte que cet instrument n'est pas toujours synonyme de complainte.

^^

 

par Dinou publié dans : Toute la musique que j'aime
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Dimanche 24 septembre 2006

 

La saison 2 de Lost, les disparus vient de s'achever sur TF1, et évidemment, je me dois de donner mon avis sur la question de cette saison 2. Un peu comme Desperate Housewives, je trouve que la saison 2 a été l'objet de moins de travail du scénario que la précédente. On a quand même eu droit à bon nombre d'invraisemblances, et puis on a quand même souvent l'impression que le réalisateur essaie un peu de se débarrasser de certaines énigmes plutôt que de les résoudre. Mais passons...

 

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Par contre, il faut quand même reconnaître qu'on se fait savamment balader... Enfin pas toujours hein, mais quand on a l'impression d'avoir saisi quelque chose, c'est simplement parce qu'on a bien voulu nous le laisser savoir. Un peu comme le petit jeu qu'entretiennent les Autres avec nos héros rescapés finalement.

Qui sont-ils alors ?

Je crois que les hypothèses les plus farfelues circulent déjà sur le net. En fait, toute cette histoire de projet Dharma me rappelle un bouquin que j'avais lu quand j'étais gosse. C'était l'histoire d'un gamin que des parents envoyaient dans une colonie de vacances, et c'était vraiment l'horreur. D'autres mômes disparaissaient, il se passait des trucs vraiment pas croyables, et on apprenait finalement que tout ça n'était qu'un coup monté. Que chacun jouait un rôle pour faire endurer au gamin cette épreuve qui lui permettrait par la suite de faire autre chose... je ne sais plus trop quoi.

Cette impression de coup monté, je l'ai depuis le départ, et je ne suis sans doute pas la seule. Là on sait que le fameux bunker n'est plus de ce monde, en tout cas plus du leur, mais on n'en sait pas plus. On imagine que cet énorme aiment a sans doute provoqué le crash, mais ça n'explique pas qu'il y ait eu autant de survivants...

Et puis ce pied là, à quatre orteils, qu'est-ce que c'est encore ? Traces d'une ancienne civilisation comme sur l'île de Pâques ? Un faux colosse de Rhodes ? Je me demande...

Et puis ce que dit Desmond est inquiétant aussi. Il a voulu s'échapper en bâteau, a mis le cap vers l'Ouest sans changer de bord, et s'est tout de même retrouvé au large de l'île. Voilà qui remet en question pas mal de choses aussi.

Je ne sais pas exactement combien de saisons sont prévues par les scénaristes, je ne sais même pas s'ils savent exactement où ils vont ou s'ils se contentent de broder par-dessus ce qu'ils ont déjà écrit histoire de rallonger la sauce, mais ce que je sais, c'est qu'il est fort probable que tout ceci ne prenne jamais sens si on continue trop dans les mystères sans mettre l'accent sur les causes...

N'en reste pas moins que c'est l'une des meilleures séries du PAF.

 

par Dinou publié dans : Vu à la télé
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