Vos goûts et dégoûts

Kaïros

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Dimanche 25 septembre 2005

 

Comment : Devant un obstacle, un être humain a pour premier réflexe de se demander : "Pourquoi y'a t-il ce problème, et de qui est-ce la faute ?".

Dans la même situation, la fourmi a pour premier réflexe de se demander : "Comment et avec l'aide de qui fais-je pouvoir le résoudre ? ".

Il y aura toujours une grande différence entre ceux qui se demandent pourquoi et ceux qui se demandent comment.

 

B.W, le Livre Secret des Fourmis, Encyclopédie du savoir relatif et absolu.

Petit hommage à Bernard Werber ce dimanche, parce que c'est un type que j'aime bien. C'est con à dire, j'en suis bien consciente, mais c'est aussi ce que je pense. Je crois que la lecture des livres de Bernard Werber est une lecture avant tout pédagogique. Attention, il s'agit avant toutes choses d'un romancier, il ne faut donc pas me faire dire ce que je ne dis pas. La lecture de ses romans n'est pas la lecture d'un livre de biologie... Néanmoins, on y apprend quand même certains détails intéressants et justes de la vie des Fourmis, par exemple, son premier, et sans doute son plus grand roman.

Mais c'est aussi une lecture pleine de bon sens... Je crois que les lecteurs seront d'accord avec moi si je dis que les articles de l'Encyclopédie d'Edmond Wells qui viennent ponctuer les romans sont d'une grande richesse intellectuelle, et qu'ils sont, par là-même, délicieux.

Que vous dire d'autres ? Si Bernard Werber m'est sympathique, je ne le classe pas pour autant parmi les grands auteurs de notre siècle. Simplement parce que c'est un style particulier, qui ne se veut ni lyrique, ni poétique, ni recherché. Un style épuré à certains égards, qui va à l'essentiel la plupart du temps. Pas de quoi en faire une étude littéraire... Ce pourquoi je conseille ces ouvrages à un public assez jeune. J'entends par là un public qui n'a pas encore lu énormément, qui cherche encore quel genre de romans lui conviendrait... En bref, un public averti, mais pas trop.

Je vous conseille au passage le site officiel de l'auteur, qui est vraiment bien fait, complet, interactif... Très plaisant pour résumer.

Et puis, je dois bien confier qu'après avoir lu des tas d'autres romans, qu'ils soient classiques, ou plus contemporains... Je reste une fidèle lectrice de Werber. Parce que lire un de ces romans, c'est un peu comme rentrer à la maison après de longs mois d'absence. On s'y sent bien, serein...

La prochaine lecture confortable est prévue pour le 3 Octobre, jour de la sortie officielle du nouvel opus de la série des Thanataunotes, intitulé Le Souffle des Dieux.

En attendant le 3 Octobre, je ne peux résister à quelques citations :

 

- L'important n'est pas de convaince, mais de donner à réfléchir.

Le Père de nos Pères.

- Allons jusqu'au bout de nos erreurs, sinon nous ne saurons jamais pourquoi il le fallait pas les commettre.

L'Empire des Anges.

- La défaite est novatrice, la victoire est conservatrice.

L'Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (ESRA).

- Quand on a peur dans la vie c'est parce qu'on ne sait pas quelle décision prendre.

Les Thanatonautes.

- Il suffit que quelqu'un veuille vraiment quelque chose pour que cela se produise.

Le Jour des Fourmis.

- Seuls vos vrais amis savent où vous frapper pour que ça fasse mal.

Les Thanatonautes.

- Regarde où l'ennemi t'attaque, c'est souvent son propre point faible.

Les Fourmis.

 

par Dinou publié dans : Tout un roman
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Samedi 24 septembre 2005

Comme les touts petits,

pour la rentrée, j'aime avoir de nouveaux jouets.

Cette année, le jouet n'en était pas un, je devais avoir un nouveau laptop... Mais les services -inefficaces - de Dell ont égaré ma commande... Dieu seul sait si je la recevrais un jour.

Qu'à cela ne tienne. Je rentre jeudi à Paris, et j'en suis ravie.

Oui, bon, d'accord, officiellement, les cours ne débuteront que le 3 Octobre, mais d'ici là, la réunion d'informations des masters 1 est synonyme de réunion de vieux potes. Bah vi, en quatrième année, je vais retrouver, en principe, une grande partie de mes potes de classes prépa, et ça me fait hyper plaisir! Evidemment, j'ai bien conscience que ce ne sera plus "jamais comme avant"... Qu'on n'aura sans doute plus grand chose à se dire au bout de dix minutes de palabres sur nos vacances merveilleuses. Mais j'ai envie d'y croire. J'ai envie de les croiser tout ces gens, parce que leurs visages m'est familier, et qu'il m'apporte, peut-être malgré eux, un certain réconfort. J'aime reconstituer autour de moi un petit univers familier. Croiser les gens dans les couloirs, me dire que je connais leur identité, un peu de leur histoire, et un peu de leurs craintes, ça soulage les miennes... Je sais, je suis bizarre.

N'empêche, en entrant dans la cour d'Honneur, au moment même où la chapelle s'offre à mon regard quand je passe sous l'arcade à l'entrée... Je ne peux jamais m'empêcher de sourire. C'est un sourire effacé, presque impersceptible à ceux qui me connaissent mal, mais tellement présent pour moi. Je souris avec les tripes, parce que je suis contente d'être là, et que cette fac fait partie de moi maintenant. Je l'ai longtemps rêvée, alors forcément, l'obtenir, la garder, reste quelque chose d'un peu magique. Oui, je sais, je suis bizarre.

 

C'est peut-être parce que le charme de la rentrée a toujours eu beaucoup d'effets sur moi que je veux tellement être prof. Peut-être parce que l'ambiance me convient parfaitement. Peut-être parce que je me sens chez moi, et que cette douce sensation, je ne veux en aucun cas la perdre. Je me sentirais sans doute moins d'attaque quand je passerai le portail d'un lycée de ZEP, d'ici une paire d'années. Mais derrière, il y aura bien mieux qu'un somptueux décor. Il y aura des élèves, un défi, la philo, et moi.

Je suis entre deux tentations en ce moment, celle d'apprendre, et celle d'enseigner. J'ai envie des deux. Encore envie d'apprendre forcément, envie de progresser, d'être éclairer... Mais j'ai aussi envie de faire partager le peu que je sais, et surtout très envie de voir comment je vais tenter de faire passer les messages.

Evidemment, tout cela m'angoisse énormément. Je suis angoissée à l'idée de me retrouver devant une classe, dénudée, désemparée, la gorge nouée, les mains moites... Je suis aussi angoissée à l'idée que ça puisse ne pas me plaire, que ce métier dont je rêve depuis des lustres puisse ne pas me convenir. Qu'est-ce que je deviendrais si c'était le cas ? Le drame c'est que je suis incapable d'y penser concrétement. Ca NE peut PAS arriver. Faire autre chose m'est complétement inconcevable.... Oui, je sais, je suis bizarre...

J'ai jamais eu l'occasion de parler de la vocation. C'est pourtant un terme qui me turlupine. Si on croit en la vocation, est-ce que ça ne veut pas dire qu'on croit en la prédestination ? D'où nous vient-elle cette vocation dont on parle tant sans savoir ce qu'elle est réellement ? De Dieu ? Des parents ? De l'un comme de l'autre, je doute. Quoique... Papa est quelqu'un de très pédagogue... calme, patient... Peut-être qu'il y a un gène de la pédagogie caché quelque part dans notre caryoptype... J'en doute.

Quelqu'un m'a dit un jour : "A l'école, la seule profession en face de laquelle les gamins se retrouvent, c'est celle de prof, alors forcément, ils veulent tous le devenir "... Ca m'avait fait tout drôle qu'on me dise ça. Ca m'a même un peu préoccupé pendant quelque temps. Finalement, en regardant autour de moi, je n'ai pas vu tant de futurs profs que ça... Il y a manifestement des élèves qui se sortent de ce formatage...

Je ne sais pas trop ce que j'attends de cet article. Pas grand chose sans doute.

Encore un article égoïste...

Décidement, quelle ingrate je fais ! ; )

par Dinou publié dans : Fourre-Tout biographique
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Mercredi 21 septembre 2005

Parmi les multiples merveilles que j'aimerais découvrir sur cette terre, jai dressé une petite liste, non exhaustive, de celles qui me font rêver...

Je vous la fais partager, parce qu'après tout, vous aussi vous rêvez, et qui sait ? Peut-être qu'un lecteur bienfaisant, qui éventuellement tiendrait une agence de voyage, me fera grâce d'une de ces destinations... ;-)

 

 

Quand je me serais trouvée au pied de ces splendeurs architecturales, quand j'aurais foulé le sol de ces nations si pétries d'histoire, à ce moment là, je crois que je m'estimerais très, mais alors très, chanceuse... pour ne pas dire comblée...

 

 

"Je réponds ordinairement à ceux qui me demandent raison de mes voyages :

que je sais bien ce que je fuis, mais non pas ce que je cherche."

Montaigne, Essais.

 

 

 

par Dinou publié dans : Humeurs vagabondes
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Mardi 20 septembre 2005

Hier soir j'ai regardé le tant attendu Landru...

Contrairement à Bel Ami, dont l'adaptation n'avait fait l'objet que de peu de publicité [cf. Article correspondant] - Landru lui, tueur en série de son état, a eu droit à davantage de tapage médiatique.

Vous connaissez l'histoire ? Je suppose que oui.

Ce qui m'a le plus étonné dans ce film, ce n'est pas tant la fidélité à l'histoire - car il faut le reconnaître, de nombreuses libertés ont été prises par rapport à l'histoire réelle, et encore bien davantage en la racontant  du point de vue des victimes de Landru - mais c'est la prestation de Patrick Timsit qui, a contre-emploi de ses rôles habituels, s'est révélée tout à fait convaincante.

 

    

 

Même dans les scènes de procès, où l'on sait que Landru avait, à plusieurs reprises, fait rire à gorge déployée son auditoire, Timsit fait peur... Il reste inquiétant d'un bout à l'autre... Même lorsqu'il écrit sa dernière lettre d'amour à Rolande...

Petit bémol néanmoins, on aurait sans doute pu faire l'économie de la dernière scène, qui concerne Rolande justement.

Chapeau [melon] bas donc, Monsieur Timsit...

Espérant de tout coeur que TF1, hier soir, n'ait pas pris un four... Ahahahaha!

 

 

par Dinou publié dans : Vu à la télé
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Lundi 19 septembre 2005

J'ai toujours aimé l'automne.

D'abord parce que cette saison était synonyme de rentrée scolaire. Elle l'est encore... J'aime l'école, je l'aimerais toujours. Apprendre... Exceptionnel comme émotion. Prendre conscience de quelque chose, le comprendre, l'apprendre... Une activité qui m'est chère, je dois bien l'avouer. Et c'est ce pourquoi je veux devenir enseignante, sans l'ombre d'un doute. Parce que quand on apprend plus, on ne vit plus. Vivre c'est apprendre, grandir perpétuellement. Quand on n'en a plus envie, c'est qu'on n'est plus en vie.

Mais revenons-en à l'Automne. Une saison intermédiaire. De celle qu'on aime, mais pas tant que ça en règle générale. De celle qui sont un entre-deux, un interlude avant le froid, la neige, Noël... Un été indien parfois... Mais qui exige de se couvrir.

C'est là que le côté féminin ressort... Bah vi. L'automne c'est aussi synonyme de nouveau manteau, nouvelles fringues, nouvelles pompes... Ces jolies choses qu'on achète euphorique, pensant que jamais plus on aimera autant la nouvelle veste en velour cotelé que l'on vient d'acquérir. Et puis finalement, chaque année, un an sur deux, on en change. Parce qu'on aime ça. Changer. On porte toujours notre vieille veste jadis adorée, mais moins souvent. On l'effleure le matin dans le placard, en choisissant l'Autre, la neuve, celle qui sent encore la teinture, et pas l'ancienne, celle qui sent le camphre.

 

 

Il ne fait pas encore très froid, mais suffisamment pour enfiler un pull trop grand le dimanche après-midi, quand on ne sort pas, quand on reste lovée dans son canapé, à lire un bon roman... On allume le chauffage. Et on regarde les feuilles changer de couleurs ou tomber en même temps que la nuit.

On attend patiemment l'hiver et les batailles de neige. Le bruit si particulier de ses pas dans ce manteau blanc... On l'attend.

Le meilleur c'est l'attente sans aucun doute. C'est aussi pour cela que j'aime l'automne. Parce que toutes ces petites choses nous font patienter. Parce qu'on reste des enfants malgré tout.

 

 

Je conseille au passage un très bon film avec Catherine Deneuve, Ma Saison Préférée. Ambiance d'automne, de latence, arrière-plans phénoménaux... Ineffables.

 

 

 

"Dans le mouvement

des grandes carpes

flamboient les sommets d'automne."

- Mori Sumio -

 

par Dinou publié dans : Celle qui...
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