Vos goûts et dégoûts

Kaïros

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Mercredi 26 juillet 2006

 

 

Sujet un peu batard, puisque je ne vais pas vous parler d'un peintre, mais d'un photographe. Je le connais depuis très peu de temps. En fait, je suis tombée sur une de ses photos dans un magasin d'ameublement, et je suis immédiatement tombée sous le charme. De qui ?

D'Olivier Mériel. C'est un photographe qui travaille énormément sur la lumière (sic), et donc sur le clair-obscur... C'est vraiment saisissant... Exemples :

Cette photo là, c'est celle que j'aie vue dans le magasin en question, St-Jean le Thomas...

 

Celle-ci, l'Embarquadère, est une de mes préférées également...

 

 

Il y a dans les photos de Mériel quelque chose de poétique, c'est certain, mais aussi et surtout une sorte de fragilité...

C'est assez difficilement définissable, mais c'est saisissant je trouve...

^^

par Dinou publié dans : Tout un tableau
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Mercredi 26 juillet 2006

 

 

      En ces périodes de fortes chaleurs, certaines d'entre vous, en totale perdition, cherchent peut-être des programmes intéressants en deuxième partie de soirée sur nos chaînes télé... Hier soir, j'ai regardé, pour la deuxième semaine consécutive, j'avoue ! - cette fabuleuse production de TF1 qui met en jeu 4 couples venus "tester leur amour" sur une île paradisiaque peuplée de célibataires très intelligents physiquement...

Alors évidemment, les couples d'âmes innocentes commencent tous plus ou moins à en prendre plein les dents. Chacun y va de son petit commentaire sur la plastique de l'une, le Q.I de l'autre... Bref. Venir tester son amour en se séparant et en s'adonnant à diverses activités dans des eaux bleues turquoises n'est manifestement pas une bonne idée quand on veut que son couple dure, mais passons.

Ce dont je voulais parler, c'est d'un couple en particulier : Daniel 32 ans et Bérangère 20 ans.

Hier soir, alors que les hommes avaient pour la première fois (ou deuxième, j'en sais rien en fait) accès aux vidéos de leurs partenaires à l'autre bout de l'ïle, le fameux Daniel a décidé de mettre fin à "l'aventure", ayant répondu à toutes ses questions en quelques jours.

Sa belle est donc venue le rejoindre le lendemain soir... Enfin on suppose que c'était le soir, puisqu'on la voit partir en plein jour avec ses bagages...

Bref... elle le rejoint, et là, le grand Daniel la demande en mariage, et lui annonce qu'ils vont se marier sur le champ, avec un prêtre mexicain-maya...

Pourquoi tant de précipitation ?

Le Daniel en question a vu sur la vidéo un des célibataires faire une analyse qui, somme toute, me paraissait assez percutante, sur l'écart d'âge entre les deux amants. Il disait en substance, que la demoiselle était en situation d'infériorité, et que la relation qu'elle entretenait avec son mec tenait assez d'un complexe d'Oedipe mal réglé...

Et la réaction rapide pour ne pas dire impulsive qu'il a eu en voyant les images ne fait que conforter ce que je pense. Cette demande en mariage, et cette cérémonie improvisée ressemblait vraiment à un acte désespéré, un truc qui disait "je vais me grouiller de lui mettre la corde au cou avant qu'elle ne se rende compte de la blague"...

Les deux sont ensemble depuis un an, et en trois minutes, les voilà mariés...

C'est typiquement le genre de précipitation qui m'aurait faite fuire à la place de la demoiselle concernée... Mais bon, chacun voit midi à sa porte hein... En même temps, pour s'inscrire sérieusement dans une émission comme celle-là, faut déjà en tenir une sacrée couche.

 

^^

 

 

par Dinou publié dans : Vu à la télé
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Mardi 25 juillet 2006

 

 

On trouve sur Lexilogos, parmi les définitions du terme impatience, la définition suivante :

Manque de patience; incapacité de se contenir, considérée comme un trait de caractère. Synon. fougue, impétuosité, pétulance; anton. indolence, nonchalance. Chez les sujets fort sensibles, (...) une disposition singulière à l'impatience et à l'emportement (CABANIS, Rapp. phys. et mor., t. 2, 1808, p. 33). Le trait le plus saillant de son caractère était une impatience chronique, un mécontentement perpétuel qui devenait de la rage à la plus légère contradiction (BLOY, Femme pauvre, 1897, p. 201) :
Les deux principaux facteurs de l'impatience sont l'émotivité et la primarité. Les plus impatients des impatients sont donc les EP [émotifs primaires]. Les mêmes chez qui la liaison est immédiate et rapide de la pensée à l'acte ne savent pas attendre l'exécution des ordres qu'ils donnent. L'impatience se liquide par des manifestations émotives...
MOUNIER, Traité caract., 1946, p. 424.

Je ne suis pas d'un naturel impatient. J'ai même plutôt tendance à considérer le temps comme un ami. Seulement là, j'avoue que depuis quelques jours, je suis assez impatiente que le temps passe.

Une ancienne amie m'avait fait jadis lire, pendant des vacances d'été, un petit essai d'un auteur dont j'ai oublié évidemment le nom et l'adresse (sic), qui racontait comment un homme était tombé éperdument amoureux d'une femme au premier regard, et comment cette dernière lui avait donné rendez-vous longtemps après, dans un musée ou quelque chose dans ce genre là. L'homme en question avait eu tout le loisir de se représenter comment se passerait ce premier rendez-vous, il avait presque fait des projets à longs termes, il se voyait l'emmener sur son cheval blanc, et autres clichés du genre. Mais le jour du rendez-vous, la femme en question lui dit qu'ils ne se reverront plus jamais, qu'elle n'en avait jamais eu l'intention (grosso modo, mes souvenirs sont assez diffus), mais lui avait déclaré, impériale : " le meilleur c'est l'attente ".

Depuis, j'ai toujours pris cette sentence avec beaucoup de précaution. Certes, lorsqu'on attend, on forge toutes sortes d'idéaux, on tire des plans sur la comète pour parler couramment, on espère, on imagine... Et quand on ne fait pas attention, on laisse galoper son imagination, et il est évident qu'alors, la réalité est bien terne en comparaison du monde onirique. Néanmoins, il me semble que si l'on se focalise sur cette idée selon laquelle le meilleur, en toute chose, reste l'attente, on ne se laisse pas l'espace pour la bonne surprise. Si on ne s'attend à rien, évidemment, on ne peut être déçue, j'en conviens, mais à l'inverse, si on s'imagine sans arrêt qu'on sera déçue, bouarf...

Impatience oui, mais pas d'illusion quand même. On peut être déçu, on peut être agréablement surpris, mais on peut aussi attendre simplement en espérant que tout se passe bien. On ne peut évidemment pas s'empêcher d'imaginer certains détails, mais on tombe rarement juste. Et puis si toutefois ce qu'on avait imaginé venait à se produire, on donnerait à cette réalisation plus de sens qu'elle n'en a en réalité. C'est comme ça qu'on se fait avoir.

Non, en fait, je suis intimement persuadée qu'il ne faut pas toujours chercher à tout contrôler. On ne peut pas dire que le meilleur c'est l'attente, parce que dans l'attente, on est seul. Il faut aussi laisser l'Autre faire son effet. Le confort dans l'espace de son seul jugement reste terne face à l'incertitude que provoque l'altérité. Un peu d'ouverture ne fait jamais de mal...

Wait and see n'a jamais eu autant de valeur qu'en pareille situation.

par Dinou publié dans : Celle qui...
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Lundi 24 juillet 2006

 

Toi, lecteur, ancien optionnaire d'anglais, ne t'affole donc point, je ne vais pas te barber une fois de plus avec Jane Austen ! D'ailleurs, je n'ai pas vraiment accroché avec ce roman. Préfère de loin Virginia Woolf... Passons.

Non, si j'ai choisi ce titre c'est parce que je le trouve superbe, d'une part. Et d'autre part, parce qu'il colle assez bien avec l'ambiance du moment.

Orgueil et préjugés donc. On a parfois l'impression qu'on a dépassé ce stade, et puis finalement, un beau jour, on revient au point de départ, et tout le travail est à refaire. Seulement si l'oeuvre est réitérable, l'ouvrier lui, garde en mémoire le travail déjà accompli, les efforts déjà fournis. Est-ce qu'on doit faire, refaire, et défaire ce qui a déjà été fait, refait, défait ? Est-ce qu'on doit tendre la main une fois, deux fois, trois fois, et ainsi ad vitam aeternam ?

Je ressens une grande lassitude en ce moment. Lassitude due sans doute en grande partie à tout le stress accumulé ces derniers mois qui, retombé comme un soufflet, m'a fichu un sacré coup. Mais lassitude aussi devant le travail à ré-accomplir, encore...

Ne sais pas si ça en vaut vraiment la peine.

En principe, on se débrouille pour que la somme des bonheurs soit supérieur à la somme des peines. Quand ces bonheurs en question ne font plus le poids, est-ce que ça vaut vraiment la peine de faire des efforts ?

Me demande à quel moment on a la certitude qu'il faille laisse tomber... Quand on sent qu'on s'en prend à sa propre identité ? Quand on sent son intégrité mise en danger ? Quand on souffre trop ? A quel moment plonge t-on du mauvais côté ? Jusqu'où peut-on aller trop loin ?

J'essaie donc de mettre au point un p'tit kit de survie :

1) Préserver son intégrité morale (et physique!).

2) Ne pas être trop orgueilleux.

3) Avoir un minimum de préjugés.

4) Savoir dire Aïe! quand ça fait mal.

5) Savoir tourner la page quand c'est fini.

Ca parait tout con comme ça, je le reconnais... Mais c'est pas toujours facile à appliquer des fois...

Maurizio Cattelan, “A perfect day”, 1999
Rubans adhésifs. Courtesy Massimo de Carlo, photo: Linke.

par Dinou publié dans : De l'espérance en tout lieu
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Dimanche 23 juillet 2006

 

 

 

Le coup de pression dont je vais tenter de vous parler n'a rien à voir avec ceci :

 

 

 

Non, en fait, le coup de pression en question n'a absolument rien à voir avec l'alcool... quoique...

Le coup de pression, c'est ce petit déclic qui se fait en nous quand on doit se mettre à quelque chose, mais qu'on a trop trainé à ne pas s'y mettre. C'est pas clair ?

Prenons un exemple précis : Vous devez rédiger pour la fin de votre année scolaire un mémoire d'une vingtaine de pages sur la chose en soi chez Kant (exemple anodin, j'avais prévenu). Au premier semestre, vous vous êtes mis à bosser une semaine avant les échéances. Au second semestre, il y a eu des grèves, vous n'avez rien fichu ou presque... Et vous voilà mi-Mai, presque au point mort.

Là, un matin, le fameux coup de pression vous prend aux tripes, vous vous dîtes : Va peut-être falloir que je fasse quelque chose si je ne veux pas passer septembre...

Et brrrouuuutttt !!!

Coup de pression.

Vous vous installez devant votre PC et vous n'en décollez plus avant d'avoir fini. Vous marchez au radar, vous ne vous alimentez que de lait et de pain noir... Seul le petit déjeuner ressemble encore à un vrai repas dans votre journée... Bref... Vous exultez de bonheur !!!

Pour définir le coup de pression, je dirais que c'est le moment où vous sentez que vous n'avez plus le choix entre bosser et faire autre chose. Le faire autre chose devient complétement impossible et impensable. Vous ne pouvez plus penser à autre chose qu'à votre survie scolaire ou professionnelle. Même le plus beau navet au cinéma ne vous attire plus. Même Pimp My Ride vous rend nerveux... Vous n'êtes plus qu'un cerveau... sans physique... sans Décap'four... rien !!!

Seulement voilà, le coup de pression est fourbe. On sait qu'il viendra, un jour ou l'autre, mais quand... ça... On l'ignore toujours. Il frappe parfois une semaine avant l'échéance, parfois seulement quelques jours ou quelques heures avant... Il arrive froidement... Vous met dans un état second. Et repart jusqu'à une nouvelle aventure névrotique pathogène de poil (baobab) dans la main...

Vous voyez de quoi je parle ???

Glandeur !!!

 

par Dinou publié dans : Mes mots à maux
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