Vos goûts et dégoûts

Kaïros

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Samedi 31 mars 2007

Hier soir, jusqu'à une heure avancée de la nuit, j'ai joué au poker en misant de l'argent pour la première fois de ma vie... Ah ca donne des p'tits frissons que ne sont pas désagréables. Et puis en plus, j'ai gagné ! Huhuhuhu... 150 % de la mise, je suis assez contente de moi. Bon, évidemment, on ne joue pas de grosses sommes, alors ça n'est pas très représentatif, mais imaginez-vous, si j'avais joué 100 euros, j'en aurais eu à la fin 150... c'est pas mal quand même nan ?

 

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J'étais plutôt convaincue par le tarot, et puis finalement, en m'entrainant un peu sur internet, j'ai découvert que le poker, c'était vachement psychologique. Il faut être beaucoup plus attentif qu'au tarot. Parce qu'au tarot, le jeu, on l'a ou on ne l'a pas avec soi, et dans le second cas, on ne peut pas faire grand chose.

Au poker, il faut tenter de s'assurer que même quand on n'a pas le jeu, personne n'en a un vraiment mieux. Une fois cela fait, on peut bluffer comme on veut. Enfin c'est pas si simple bien sûr. On peut se faire prendre à son propre jeu... Passionnant vous dis-je...

Donc voilà. On a fait un p'tit diner très sympa à 4 avant de s'y mettre. Le crumble tomate-chève-basilic a reomporté un succès franc et massif. Ensuite on a joué. Et ensuite on a changé les invités. D'autres sont venus, et d'autres sont partis. C'était assez marrant finalement. Je n'ai pas joué d'argent à la seconde partie, mais j'ai quand même fini 2°... dans le positif, donc c'est plutôt bien pour un début.

En revanche, j'ai constaté quand même que globalement, les mains n'étaient pas exceptionnels. Bizarrement quand je joue en réseau sur le net, j'ai l'impression que je suis mieux servie, et les autres aussi d'ailleurs. Le mieux que j'ai eu c'est un full... et encore, pas fulgurant non plus. Un peu triste quand même... ^^

Voilou. Que vous dire d'autres ? Jeudi soir, y'avait diner entre copines. J'ai vu des potes que je n'avais pas vu depuis plus ou moins longtemps, c'était très sympa, très convivial l'air de rien. A refaire dans des délais un peu moins improbables... si possible...

Bon samedi à tous !!! Pour ma part, je viens d'émerger, il est 12h18 !!! Ouaissss !!!

AGREGATION : J - 24 !!! Mouhahahahaha

par Dinou publié dans : Ca me fait rire...
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Mercredi 28 mars 2007

Voilà un p'tit moment que je n'avais pas fait de critique sur un bouquin, ce n'est pas que je ne lis pas, seulement je lis davantage de philosophie que de littérature, et donc ce n'est pas nécessairement intéressant pour vous tous. Enfin si toutefois la philo vous intéresse, je vous suggère d'aller fouiner ici. Revenons-en à nos moutons pour ce soir. J'ai décidé de vous parler du travail de Harry G. Frankfurt : De l'art de dire des conneries.

 

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Sous ce titre accrocheur, une étude plus sérieuse que prévue. Pas une thèse de doctorat non plus rassurez-vous. En quelques soixante-quinze pages, Frankfurt fait la part entre le mensonge, les conneries, et le baratin, dont il est question ici. Les mots sont fouillés, les concepts travaillés - un vrai travail philosophique vous dis-je. Tout cela sur un ton léger, qui donne envie d'en reparler, et de le faire partager.

Un extrait ?

Pour ma part, je caractériserai les parties de déconnade de la manière suivante : même si les discussions sont animées et pleines de sens, d'un certain point de vue elles demeurent "pas sérieuses", "pour de rire".

Les sujets les plus fréquemment abordés touchent à des aspects de la vie très personnels et chargés en émotion, tels que la religion, la politique ou le sexe. Les gens rechigent d'ordinaire à aborder ce genre de thèmes parce qu'ils redoutent qu'on les prenne au sérieux. Dans une partie de déconnade, les participants font les cons, c'est à dire qu'ils ont tendance à adopter des positions et des attitudes variées, de façon à s'écouter eux-mêmes énoncer des idées inhabituelles et à observer la réaction des autres, sans devoir pour autant s'engager personnellement : il est entendu par tous les déconneurs que les opinions affichées ne reflètent pas nécessairement les convictions profondes ni les sentiments des orateurs. [...] Autrement dit, chaque déconneur sait que personne n'ira s'imaginer qu'il s'exprime du fond du coeur ou qu'il croit dur comme fer à ce qu'il raconte.

Je me suis récemment pris le bec avec un ami, justement je crois, parce qu'il n'était pas tout à fait au clair sur la définition de ces parties de déconnade... Comme quoi, la définition des concepts, ça compte.

 

Pour en revenir à Frankfurt, c'est une lecture amusante et manifestement documentée (cf. les remarques sur Wittgenstein). Rien de bien exceptionnel pour autant. Empruntez-le à vos amis ! lol

^^

par Dinou publié dans : La Philo selon Dinou
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Mercredi 28 mars 2007

Toujours dans mon souci de me remettre à jour côté ciné, me voilà avec une critique toute fraîche du dernier film adapté d'une B.D de Frank Miller : 300.

Je n'étais pas très emballée par l'idée. Depuis Troie, les films de guerre épiques me tapent un peu sur le système. Mais quand j'ai appris qu'en dehors des acteurs, l'ensemble des décors étaient réalisé en image de synthèse, j'ai été intriguée, et j'ai bien fait parce que c'est un sacré travail de réalisation.

 

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L'histoire est assez connue, c'est celle de la bataille des Thermopyles. Le roi spartiate Léonidas emmène trois cents hommes avec lui pour contrer la gigantesque armée perse de Xerxès et la repousser hors de Grèce. Tout se passe plutôt bien jusqu'à ce que les Spartiates se fassent trahir par un rejeton, Ephialtes, qui indique aux Perses un autre chemin d'attaque...

 

La bataille des Thermopyles, c'est avant toute chose une bataille pour la liberté. Le roi Léonidas n'a pas voulu s'agenouiller devant Xerxès et en a subi les tragiques conséquences que l'on connait. Seulement à peine quelques mois après cette bataille, c'est l'ensemble des armées grecques qui s'est levé face à la Perse... et on sait ce qui s'est passé ensuite...

 

J'imagine que c'est typiquement le genre de film qui plait aux mecs en mal de reconnaissance. Bah oui, là, tout le monde est fort et courageux, les muscles sont saillants, les hommes sont des durs, des vrais... Pas la place pour les trouillards et les dégonflés. Ah non vraiment, on prend un sacré bain de testostérone...

 

J'ai bien aimé certaines répliques... Faut dire qu'elles ne sont pas hyper nombreuses, alors on les remarque hein... C'est un film très visuel, alors autant le voir sur grand écran, tant qu'à faire...

Il parait que c'est le succès monstre aux States, je comprends un peu pourquoi. Cela dit, c'est pas non plus exceptionnel...

par Dinou publié dans : Tout un cinéma
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Mardi 27 mars 2007

On continue dans le cinéma... Bah oui, j'avais pris du retard ces derniers temps - capes oblige - alors cette semaine, je vais tâcher de me rattraper. Non non, ne vous inquiétez pas, je n'oublie pas que l'agrégation m'attend fin Avril, seulement je prends un peu de temps pour me requinquer comme on dit, je suis un peu à plat ces jours-ci. Et quand on est à plat, rien de mieux qu'un bon Anna Gavalda... Je vous avais sans doute parlé du roman, et bien voici l'adaptation ciné d'Ensemble, c'est tout.

 

Quand j'ai pris connaissance du casting, j'étais un peu déçue. Le personnage de Camille m'avait paru plus écorché que ce que joue habituellement notre Amélie Poulain nationale, c'est à dire Audrey Tautou. Et puis finalement, je crois qu'on s'y retrouve. Alors oui, faut préciser que j'avais lu le roman dans la semaine de sa sortie, et que je ne l'ai pas réouvert depuis. Il m'en restait donc quelques impressions diffuses, certaines répliques, et puis c'est à peu près tout. Je n'ai pas été déçue par le film, pas emballée non plus. J'ai juste passé un excellent moment, quelque chose de très agréable, rien de plus qu'avec le roman finalement.

 

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Laurent Stocker, qui dans les extraits m'avait paru un peu jeune pour jouer Philibert rattrape sa jeunesse par une performance plutôt remarquable, et remarquée, d'après les critiques que j'aie pu lire à son sujet... Vraiment, je suis bien obligée de constater qu'à la Comédie Française, on sait jouer les rôles... Y'a rien à dire là-dessus.

Françoise Bertin, qui joue Paulette, est elle aussi très touchante, souvent très juste. On l'aurait hébergé chez soi pour moins que ça, c'est sûr ! lol

Quant à Guillaume Canet, qu'on aime retrouver dans un rôle un peu plus léger que dernièrement dans Ne le dis à personne, il est juste. Je ne sais pas trop s'il a apprécié son rôle, mais il semblait très à l'aise, un peu comme si finalement, ce personnage lui ressemblait, un peu... (trop ?)...

Donc si je devais vous dire une chose sur ce film, c'est de le voir, bien sûr, mais peut-être d'attendre la sortie DVD, histoire de pouvoir vous le repasser les dimanches après-midi ! lol

 

par Dinou publié dans : Tout un cinéma
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Lundi 26 mars 2007

Je n'avais pas encore vu l'affiche de ce film que je voulais déjà le voir. Dans la mouvance d'Esprits Rebelles, de 187 : code meurtre, de Sister Act 2 (qu'on oublie trop souvent à mon goût) et autres films du genre, voilà une histoire vraie de vraie, 100 % pur sucre, qui donne aux (futurs) profs en mal de motivation une raison de plus de continuer...

 

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Ecrire pour exister, dont le titre original est Freedom Writers, est l'adaptation du roman d'Erin Gruwell, professeur à Long Beach, dans un lycée difficile, et qui a convaincu ses élèves d'écrire sur ce qu'ils vivaient au quotidien, comprenez la guerre des gangs, la xénophobie, la drogue, et tutti...

Au début du film, on se dit qu'on va s'ennuyer ferme, que la petite prof un peu bourge sur les bords va rapidement nous taper sur les nerfs, que son collier de perles va voler en éclat en moins de temps qu'il ne faut pour le dire...

Et bah non ! pas du tout. Tous les élèves sont criants de vérité. La plupart d'entre eux ne sont d'ailleurs pas des acteurs professionnels. Hilary Swank, menant ici un tout autre combat que celui qu'elle menait avec Clint Eastwood, est toujours aussi convaincante. On se fait avoir comme au premier jour, comme si on n'avait pas déjà vu toutes sortes de choses dans ce goût là.

Quelle originalité par rapport à ce qu'avait fait Michelle Pfeiffer en son temps ? L'écriture évidemment. Erin Gruwell a eu l'idée remarquable de donner un journal à chacun de ses élèves, et de les inciter à écrire au quotidien ce qu'ils vivaient, ce qu'ils ressentaient. Sans contrainte. Sans note. Et ils avaient tous quelque chose à dire.

Par ailleurs, il s'est agi ici également de montrer que les gangs en question ne sont qu'une façade. Que par delà la couleur de la peau ou le quartier dans lequel on vit, on a tous les mêmes problèmes. Alors évidemment, dit comme ça, ça fait tarte à la crème, seulement quand les problèmes que l'on a en commun avec les autres sont ceux de rester en vie jusqu'à la fin de la journée, de trouver un toit, de dealer, d'aller voir un proche en prison, on avouera qu'on est assez loin de nos petits problèmes d'argent de poche ou de nos insomnies chroniques...

J'aime ce genre de film. Ils ont un double-mérite : donner de l'espoir aux profs déjà en poste, et donner de l'espoir à ceux que l'on va, d'ici peu j'espère, envoyer dans les ZEP et autres zones dites "difficiles".

C'est une expérience qui n'est pas de tout repos, c'est évident. Et puis la vie, ce n'est pas comme dans les films, c'est certain. Certains élèves ne raccrochent jamais les wagons, et il y a des circonstances pour lesquelles aucune pédagogie n'est adaptée... Mais je me plais à croire qu'avec l'espérance et le ciel étoilé au dessus de moi, j'arriverai peut-être à faire quelque chose avec mes futures classes.

En tout cas - et je m'excuse pour la digression - le film est bien. Sans concession - la vie de la jeune prof prend vraiment une toute autre tournure à force d'investissement dans cette classe, ce qui est bien significatif du fait que dans certains cas, pour obtenir quelque chose, il faut être plus qu'un prof... il faut aussi savoir être un ami.

Erin Gruwell continue son projet éducatif. Elle a même participé au tournage du film.

 

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J'ai fouiné sur amazon pour trouver le livre, mais je crois qu'il n'est malheureusement pas traduit. Espérons que le film marche suffisamment bien pour que les éditeurs s'affolent.

D'ici là, allez voir le film. Ca vaut vraiment le coup. 

 

^^

 

 

par Dinou publié dans : Tout un cinéma
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