Vos goûts et dégoûts

Kaïros

Février 2008
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29    
<< < > >>
Mercredi 20 février 2008




par Dinou publié dans : Tout un roman
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Dimanche 17 février 2008


Voilà deux dimanches que je me retrouve à gambader aux Tuileries, et deux dimanches particulièrement réussis. Oui, bon, c'est aussi pour la rime, mais pas uniquement. Quand je vous dis réussi, je le pense !


Aujourd'hui, j'avais deux invitées pour le déjeuner, et comme on m'a reproché de ne pas citer les prénoms mais seulement les initiales, et de ne pas mettre les photos des gens, et bien Caroline, tu y as droit... La demoiselle (que dis-je ! Diantre ! La Dame !) me rendait visite avec sa pitchoune, Evangéline la biennommée.



                                        
Image Hosted by ImageShack.us 



Ca ne nous rajeunit pas tout ça, moi je vous le dis ! Bon alors, évidemment, vous vous en doutez, c'était la première fois qu'un chiard rentrait chez moi... je ne dis pas que ce sera la dernière, la marmotte ayant été - DANS L'ENSEMBLE - plutôt marrante ! Evidemment, on a eu droit à quelques larmes et cris, mais rien que de bien normal... ça reste un bébé après tout.


Voilà trois ans que je n'avais pas vu l'amie Caroline, et finalement, ça a été une super journée. Je tiens particulièrement à le souligner, parce que parfois, on peut penser que ce genre de retrouvailles, après avoir pris des chemins très différents, peu s'avérer scabreuses... En fait, il n'en était rien. Tout cela était vraiment sympatoche, amusant, chaleureux... Ca m'a plu, tout bonnement.




                                            Image Hosted by ImageShack.us
                                                     (Comme vous n'aurez pas l'occasion de revoir ça demain, 
                                                    je vous mets une photo de moi avec la môme dans les bras... 
                                                                       Ah oui vous jubilez hein ??? tssss ! )
 


Après le déjeuner, un autre ami, ancien camarade khâgneux, Laurent pour ne pas le citer (t'as vu Caroline comme je fais un effort !?) est venu nous rejoindre. C'est le moment qu'a choisi la marmotte pour piquer sa colère, ce qui a été pour nous l'occasion d'aller nous balader dans les jardins du Palais Royal (et je voudrais qu'ensemble, nous ayons une pensée pour celle qui s'est vautrée comme une merde sur une colonne de Buren, à l'heure qu'il est, elle doit avoir les tibias violets...), puis aux Tuileries, et finalement on a poussé jusqu'aux Invalides, lieu de la séparation...snif !



         
Image Hosted by ImageShack.us      Image Hosted by ImageShack.us


C'était vraiment une belle journée en tout cas. Ensoleillée, pleine de joie, rien à redire, si ce n'est que j'espère qu'on aura l'occasion de se revoir avant trois ans...

 

 

par Dinou publié dans : De l'espérance en tout lieu
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Jeudi 14 février 2008

Je m'étais dit que je ne réserverais plus d'article entier à un film en particulier, et puis tout de même, hier soir je suis allée voir un film qui vaut la peine d'être mentionné à plus d'un titre. Je suis donc allée voir INTO THE WILD le dernier film de Sean Penn.


         


Plusieurs choses à dire, sur plusieurs sujets bien entendu.


La réalisation d'abord, absolument impeccable. Des panoramas beaux à pleurer. Des acteurs magnifiquement dirigés. Des plans-séquences irréprochables. Des intuitions franchement géniales. Une distanciation fine mais toujours maintenue. Bref, du grand Sean Penn.


Le scénario ensuite. Inspiré directement de l'histoire vraie de Chris MacCandless (ou un nom comme ça, je n'ai pas vérifié), le film nous fait suivre la décision d'un jeune homme d'entrer en rupture avec la société. Et quand je dis rupture, c'est le terme juste. Il ne s'agit pas d'autre chose que de rompre radicalement avec la société civile, dans le droit chemin tracé par ses prédécesseurs, j'ai nommé Emerson et Thoreau. C'est évidemment très important de le savoir, ca l'est encore davantage d'avoir lu ces auteurs. Chose que j'ai eu l'occasion de faire, notamment en cours d'anglais (philosophique) en master, à moins que ce ne soit en licence, j'ai oublié, peu importe. Le jeune Chris, qui se baptise lui-même Alexander Supertramp (supervagabond hein, rien à voir avec le groupe du même nom), pétri qu'il est de toutes ses lectures, prend son sac à dos, et vogue, cahin-caha vers un idéal qu'on imagine très rapidement intouchable.


Apologie de la solitude ou de l'isolement ? On se demande. J'ai notamment cette scène en tête, où le jeune Alexander se retrouve en pleine ville californienne et est soudain pris d'une sorte de crise de claustrophobie... Avide de grandes étendues désertes d'hommes... bon...


Ce genre d'idéal, de rêve de grands espaces, etc, etc, a tendance à me faire un peu sourire. Certes, la nature je connais. Bah oui, j'ai été élevée en pleine brousse, je sais bien ce que c'est que de s'ouvrir le doigt dans un bois et de pouvoir gueuler jusqu'à plus soif parce que personne ne vous entend. Ca n'a rien de drôle. C'est à mon avis quelque chose de typiquement citadin que d'aspirer à ce genre de rupture. A t-on réellement besoin de s'isoler pour profiter d'une solitude parfois salutaire ? Je ne le crois pas. 


J'ai donc eu, en bonne aigrie que je suis, envie de mettre une gifle ou deux à notre cher Robinson suisse pendant le film. Ca a été ponctuel je vous rassure. J'ai grandement profiter du film, j'en ai pris plein les yeux, et aussi plein les oreilles ! La BO étant particulièrement réussie ! Merci Eddie Vedder (le chanteur de Pearl Jam pour les moins mélomanes...)


Même si ce film n'est en aucun cas moraliste, il donne à penser... sur cette fameuse autosuffisance que l'on peut parfois prôner. Quel intérêt si on ne peut pas partager son bonheur ? L'un des derniers extraits que cite le narrateur du film est un extrait de Tolstoï, justement sur ce rôle de l'autre, en tant qu'autre... L'autre en tant qu'il nous renvoie notre propre image oui, mais surtout l'autre en tant qu'il nous permet de prendre conscience de notre propre être.


In fine je crois qu'on peut dire qu'on tient là un film franchement intellectuel, ou en tout cas manifestement pétri d'une culture littéraire archétypique de l'Amérique du nord. Il y a de tout dans ce film... un peu du NOUVEAU MONDE de Terrence Malick évidemment, de Nature d'Emerson, beaucoup de Walden et de Walking  de Thoreau, de l'Adolescende de Tolstoï...


Si ça peut donner à chacun l'envie d'aller fouiner du côté de cette littérature tant mieux. Si ça donne envie d'aller se foutre au fin fond du désert de Gobi pour réfléchir seul... là... bon....



                                           Il n'y a de bonheur que partagé... 

par Dinou publié dans : Tout un cinéma
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander
Dimanche 10 février 2008


J'ai passé une semaine franchement sympathique. Ca m'arrive assez souvent d'avoir de bonnes soirées, par-ci par-là, mais là, je dois dire que toute ma semaine a été parsemée de moments agréables, et c'est plutôt une bonne chose. Bah oui, ne nous voilons pas la face, il reste un mois avant le capes, ils vont se faire de plus en plus rares ces moments là.


C'est curieux tout de même comme les choses dépendent très franchement du regard que l'on peut poser sur elles. Depuis que je pose un regard différent sur ce qui me turlupinait depuis quelque temps, tout va plutôt mieux de ce côté là. Les choses s'arrangent, se mettent en place, prennent une allure que je n'avais pas prévue mais qui, finalement, s'avèrent prometteuse.


J'ai investi dans une nouvelle bibliothèque, bas de gamme au possible, mais là encore, cette toute petite chose qui semble si anodine va me changer la vie. D'abord, ça donne une autre allure à mon appartement, lequel a subi et subira encore quelques changements de décoration dans les jours à venir. Et puis ensuite, son achat a été doublement l'occasion de voir des gens que j'apprécie beaucoup. J'ai été l'acheter avec quelqu'un dont, finalement, je connaissais peu de chose, et ça nous a donné l'occasion de discuter réellement, ce qui n'est pas négligeable. Et puis cet après-midi, je l'ai montée avec un autre ami qui m'est très cher, ce après une petite balade et séance de bronzage aux Tuileries, fort sympathique également.


A mon réveil ce matin, message d'un autre ami qui m'invitait à passer l'après-midi avec lui. Evidemment, j'étais déjà prise, et je ne regrette pas. C'était bien, et probablement mieux que ce que j'aurais pu obtenir de l'autre côté.


A ce moment là, cher lecteur, je comprends que vous soyez perdus. Je le suis moi-même un petit peu ces temps-ci. Beaucoup de gens gravitent autour de moi. Je suis assez prise. Mais j'espère réussir à voir tout le monde dans les semaines qui viennent, même si, comme je le disais plus haut, les concours approchant, mes possibilités temporelles vont se réduire comme peau de chagrin.


Samedi soir je suis allée diner avec des potes chez EL NANDO, un resto du haut de la rue Mouffetard, juste après la Contrescarpe. C'est curieux parce que ça ne paye vraiment pas de mine. Le lieu, considéré comme tel, n'a franchement rien d'exceptionnel. Mais une fois que l'on a fait la connaissance de la patronne, andalouse évidemment, et que les chanteurs se mettent à faire leur numéro autour des tables... qu'on nous amène la paëlla... on se sent un peu comme en vacances. Un petit peu "d'ailleurs" qui nous emmène... juste en trois notes et quatre calamars frits. 
Il s'avère que ce resto est menacé d'extinction. Apparemment, les clients ont tendance à déserter, et si les choses semblent se maintenir le week-end, c'est plutôt catastrophique en semaine. C'est regrettable parce que vraiment, avec un tout petit peu plus de moyens, je suis sûre qu'on pourrait avoir là un des meilleurs restos espagnols de Paris. Du coup, je me permets de faire un petit peu de pub. Si toutefois vous avez envie d'une paëlla, allez-y ! On est plutôt bien reçu, et on n'est pas déçu.


Et puis un peu plus tard dans la nuit, j'ai écumé, avec d'autres potes, les bars de Bastille... Du TrucMush en passant par La Plage, pour finir, évidemment, au SomeGirls. Fort sympathique là encore. J'ai eu mal aux abdos une bonne partie de la soirée tellement on a ri, vraiment. Je suis rentrée en Vélib' comme un charme. Je crois que maintenant, les vélib's savent me ramener à destination sans trop de problème. C'est tout de même une sacrée trouvaille ces p'tits vélos. Bon, évidemment, certains sont en mauvais état, et puis il faut trouver les stations et compagnie, mais dans l'ensemble, je trouve que ça fonctionne plutôt bien, et moi, ça me rend de fiers services.


Que vous dire de plus ?
Je vais bien. Je m'en sors plutôt pas mal. J'ai le sentiment que je jongle plutôt bien avec le cocktail de bonnes et de mauvaises choses que me réserve la vie ces temps-ci. Alors c'est très con à dire hein, et puis ça n'intéresse probablement pas grand'monde, mais je crois que dans ces moments là, on a une toute petite idée de ce que peut être le bonheur...



XXXX.

par Dinou publié dans : De l'espérance en tout lieu
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Mercredi 6 février 2008

Ca n'a peut-être aucune pertinence, mais j'ai l'impression que le fait de présenter des concours engage chez moi un processus de tri, de sélection, d'élection des meilleurs. Depuis quelque temps, je ne sais pas trop comment je m'y prends, mais j'essaie de faire en sorte - mieux, j'y arrive - de ne prélever que le meilleur dans toutes les situations ou presque.

 

Hier soir, j'ai eu l'occasion de mettre certaines choses à plat, mais finalement, elles étaient déjà bien plates de mon côté. Rien de bien exceptionnel finalement. Chacun savait ce qu'il en était. J'ai eu le sentiment d'un vieux couple qui se dit : "restons bons amis". La journée d'aujourd'hui et ses événements, ou plutôt ses non-événéments est venue corroborer l'idée que j'avais en tête. Une page se tourne. Rien à ajouter.

 

Ce soir, petit diner chez mon plus vieil ami. Voilà 20 ans qu'on se connait. On n'a beau pas se voir souvent, quand on se voit, on est "toujours connecté" comme il dit si bien. On se comprend. Chacun finit les phrases de l'autre. C'est extrêmement confortable. Naturel. Presque filial comme rapport. Et mine de rien, j'ai bien besoin de ce genre de rapports. D'une part parce que je suis fille unique, et que ça me fait goûter un peu aux joies des grandes familles, et d'autre part parce que la simplicité dans les rapports, le simple bonheur d'être réuni est quelque chose d'extrêmement précieux, surtout si on considère le nombre de prises de tête inutiles de ces derniers mois.

 

Tout ça pour dire que bizarrement, malgré le stress de la préparation et tout le reste, l'hiver, les petits problèmes de santé, les gros problèmes sentimentaux, les mauvaises passes et Cie, ça va plutôt bien. Peu de choses suffisent à me donner la frite (sic), et c'est bien comme ça. Savoir se contenter de peu, c'est une sorte de sagesse non ? En tout cas ça me plait bien.

 

Je me suis mise à jouer au poker sur facebook... encore une nouvelle drogue dont il va falloir se défaire rapidement. Si j'ai réussi à me défaire des séries américaines à la con, il n'y a pas de raison que je ne me défasse pas du poker en ligne.

 

Demain, petit café avec un ami de l'hypokhâgne, et demain soir, petit diner, aussi avec d'anciens hypokhâgneux et khâgneux. Voilà une douce perspective, intellectuelle et amicale...

 

La vie est belle !

par Dinou publié dans : De l'espérance en tout lieu
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
 
Blog : Décoration sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus